Manarola, Riomaggiore et Portovenere

La suite du voyage, le 6 avril




Manarola


Arrivée par le train à la gare...  


... mais l'accès au village se faite par un log tunnel piéton...


...pour déboucher sur Manarola, l’un des villages les plus beaux des Cinque Terre.



Manarola (environ 350 habitants) est en fait une petite partie de la commune de Riomaggiore, perchée sur un promontoire rocheux à environ 70 mètres au-dessus de la mer Méditerranée. Avec ses maisons colorées empilées sur la falaise, son petit port naturel et ses vignobles en terrasses, Manarola offre un paysage iconique, souvent considéré comme l’un des plus romantiques et photogéniques d’Italie.

Manarola est le plus ancien des cinq villages des Cinque Terre. Elle est mentionnée dès 1261. Selon la tradition, elle fut fondée par des habitants de Volastra (un village romain plus haut dans les collines) qui descendirent vers la mer au XIIe siècle après la fin des raids sarrasins. Le nom viendrait du latin manium arula (« petit autel dédié aux Mânes ») ou de magna roea (« grande roue »), en référence à l’ancien moulin sur le torrent Groppo.

Jusqu’au début du XXe siècle, les habitants étaient surtout des agriculteurs cultivant olives, citrons et vignes en terrasses soutenues par des milliers de murs en pierre sèche (un paysage classé au patrimoine mondial de l’UNESCO). La pêche est venue compléter cette économie.

On emprunte les ruelles étroites et les escaliers bordés de maisons pastel aux volets verts ou bleus..



Le petit port naturel qui abrite des barques colorées est le cœur vivant de ce superbe village... 


Nous faisons le tour de Manarola, par un beau chemin en bord de falaise, pour admirer le village.












Nous revenons au centre du village pour aller déjeuner...




Dans un petit restaurant en hauteur, surplombant le village...










Laure semble satisfaite de son choix de plat...


... mais mauvaise surprise pour Thomas... qui semble s'être trompé dans la commande.
Finalement, ce ne fut pas si mauvais 😊



Retour au cœur du village...



On décide finalement de ne pas prendre le train pour Riomaggiore...


Mais le chemin piétonnier qui longue la côte...


Certes très praticable, mais le droit de péage est très élevé, d'autant que nous sommes un dimanche... 17 euros par personne !


























Notre bateau pour Porto Venere...


Dernière vue depuis la mer...





A l'approche de Portovenere, vues sur le Château de Doria...

Le Château Doria (Castello Doria) de Portovenere est l’une des forteresses les plus impressionnantes de Ligurie et un symbole majeur de la puissance militaire de la République de Gênes. Perché sur un plateau rocheux dominant le village et le Golfo dei Poeti, il offre des vues panoramiques exceptionnelles et constitue un bel exemple d’architecture militaire génoise. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO avec Portovenere depuis 1997.



Et nous croisons aussi l'Eglise San Pietro...



L' église San Pietro est un édifice religieux catholique situé dans la commune de Portovenere, à Calata Doria. C'est la plus ancienne église vestigiale du Golfe.

L'église San Pietro est le « temple chrétien » dont parle Eugenio Montale :

«Le triton émerge là
Des vagues qui lèchent
le seuil d'un
temple chrétien, et chaque heure qui approche
est ancestrale. Chaque doute
est guidé par la main
comme une jeune fille bienveillante.
Nul ne se protège
ni ne s'écoute.
Te voici aux origines,
et décider est vain :
tu repartiras plus tard pour revêtir un visage.


Dès le Ve siècle, un petit temple paléochrétien se dressait à cet emplacement (construit en partie sur les vestiges d'un temple païen, probablement dédié à Vénus ). Un monastère bénédictin y fut ensuite bâti. Le temple fut dédié à saint Pierre le 19 juillet 1118 par le pape Gélase II avec le don d'une relique de l'apôtre.

Au XIIIe siècle, les Génois construisirent une seconde église reliée à l'ancien temple paléochrétien afin de former un seul édifice plus grand. Le complexe ecclésiastique perdit le titre d'église paroissiale de Portovenere à la fin du XIVe siècle , au profit de l' église de San Lorenzo , mais fut régulièrement officié par le clergé séculier jusqu'en 1798.

En 1494, un grave incendie ravagea la ville de Portovenere, touchant également l'église San Pietro. La même année, cette dernière fut déjà gravement endommagée par les attaques de la flotte de Charles VIII durant la Première Guerre d'Italie et par le bombardement désastreux de l'artillerie aragonaise (16 juillet, bataille de Portovenere ). En ruines, l'église fut également pillée à plusieurs reprises de ses éléments ornementaux, qui furent réutilisés dans l'église San Lorenzo et d'autres édifices.

Durant les guerres napoléoniennes , le complexe de Saint-Pierre fut d'abord occupé par les milices austro-russes, qui l'utilisèrent comme bivouac. Puis ce fut au tour des soldats de Napoléon, qui volèrent les tableaux, fondirent les cloches, utilisèrent les poutres du toit comme bois de chauffage et y installèrent une batterie de canons.

Les travaux de conservation ont débuté au début du XXe siècle . D'importantes fouilles archéologiques et une restauration majeure de l'église historique ont été menées de 1929 à 1934, permettant de retrouver ses aspects paléochrétiens et médiévaux. L'église a finalement été reconsacrée en octobre 1934.

L'église San Pietro est inscrite au Catalogue général du patrimoine culturel italien .

Photo tirée de Wikipedia
A droite, en pierre sombre, le petit édifice paléochrétien et la citerne construite sur les vestiges d'un temple romain ; à gauche, en bandes noires et blanches, le bâtiment génois du XIIIe siècle et les vestiges des murs de l'ancienne abbaye



Porto Venere

Nous faisons une escale sans descendre à Porto Venere, avant de retourner à La Spezia... 

Portovenere (ou Porto Venere, environ 3 500 habitants), dernière étape de cette journée, est réputé comme étant l’un des joyaux les plus méconnus de la Ligurie, souvent appelé le « sixième village » des Cinque Terre.

Photo de guide touristique

Situé à l’extrémité sud du Golfo dei Poeti (Golfe des Poètes), à 15 km de La Spezia, ce petit port médiéval offre un paysage spectaculaire : une rangée de maisons colorées (la fameuse Palazzata) plongeant dans une mer turquoise, dominée par un château génois et une église perchée sur un promontoire rocheux. Portovenere est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997 (avec les Cinque Terre et les îles Palmaria, Tino et Tinetto).




Les origines de Portovenere remontent à l’Antiquité : les Ligures s’y installent dès le VIe siècle av. J.-C. Au Ier siècle av. J.-C., les Romains en font un port stratégique (Portus Veneris, « Port de Vénus »), en référence au temple dédié à la déesse. Au Ve siècle, une première église paléochrétienne est construite sur ce site. Détruit par les Lombards en 643 apr. J.-C., le village renaît sous les Byzantins puis passe sous domination génoise au XIIe siècle.

La République de Gênes en fait une forteresse imprenable contre Pise et les pirates sarrasins, renforçant les remparts et le château Doria (1161). Au fil des siècles, Portovenere subit les influences napoléoniennes, sardes et italiennes (annexion en 1861). Dès le XIXe siècle, il attire les romantiques : Lord Byron y séjourne et nage jusqu’à Lerici (d’où la Grotta di Byron).



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